Marie-Madeleine, bénévole au sein de l’association YFU France depuis 5 ans nous livre son témoignage !

C’est en 2015, que Marie-Madeleine, bénévole d’YFU et ancienne partante a pris la décision de partir vivre une immersion d’une année aux Pays-Bas. Elle a pu vivre la vie d’une lycéenne hollandaise dans une famille d’accueil bénévole. A la suite de son séjour, elle a décidé de prolonger son aventure YFU en devenant bénévole active pour l’association.

Peux-tu nous raconter une journée type au lycée aux Pays-Bas ?

« L’école commence à 8h et finit vers 15h avec une petite pause à midi. Le matin je faisais donc mon sandwich pour le déjeuner, je me préparais et je partais à vélo à l’école. Les cours durent environ 40 minutes. Mon cours préféré était celui de français, c’était sympa de pouvoir aider les autres dans ma langue maternelle. Par contre j’avais plus de mal avec le cours de néerlandais (littérature néerlandaise) qui était très compliqué et celui de calcul mental. On n’a pas l’habitude de calculer de tête en France je trouve, ou seulement des calculs assez simples. »

Marie-Madeleine aux Pays-Bas

• Quel est le meilleur souvenir de ton année à l’étranger ?

« C’est difficile d’en choisir qu’un ! Avec le temps on relativise et même les moments difficiles me paraissent bien aujourd’hui. Mais je me souviens particulièrement d’un jour où avec deux de mes amies étudiantes d’échange nous avions fait du shopping, mangé ensemble pleins de petits snacks typiques des Pays-Bas, étions allées à une fête foraine et nous avions beaucoup ri ! »

Ça m’a tellement apporté !

En revenant, je ne m’en rendais pas encore compte mais peu à peu j’ai vu toute la maturité que j’avais acquise, toute l’autonomie (je ne savais même pas prendre le bus dans le bon sens avant de partir), une ouverture d’esprit, une curiosité accrue… Beaucoup de choses que tous les jeunes vous diront mais c’est parce qu’elles sont vraies ! Ça se ressent aussi dans ma vie « professionnelle » déjà concrètement puisque je parle maintenant très bien anglais et néerlandais, mais aussi par mes savoirs-être comme l’autonomie, l’adaptation et la prise d’initiative.

C’est en étant famille d’accueil que j’ai vraiment compris la notion d’année d’échange.

Les jeunes que nous avons accueilli nous ont partagé leur culture (souvent par le biais de la nourriture). Ça nous a ouvert sur le monde et nous avons pu sortir de notre zone de confort puisque forcément ils ont changé notre quotidien.

Alors justement, en quoi cela a bousculé votre quotidien ?

« Avoir une nouvelle personne dans sa famille change forcément le quotidien. Au début on doit faire des « efforts » pour intégrer l’accueilli dans la famille (parler moins vite, s’intéresser au jeune, articuler, utiliser des mots simples, expliquer le fonctionnement de notre famille et de la ville (distribution des tâches ménagères, transports pour aller au lycée ou en ville…).

Je suis toujours en contact avec mes frères et sœurs d’accueil.

C’est vrai que c’est difficile de garder contact sans se voir mais les réseaux sociaux aident pas mal pour ce côté-là. Chaque année pour Noël, on envoie un petit colis à nos accueillis et on reçoit aussi souvent quelque chose de leur part, c’est très touchant ! On est aussi allé rendre visite à notre accueilli d’Autriche il y a 2 ans et je vais cet été en Belgique voir Eva.

En devant bénévole, je voulais partager mon expérience !

Je voulais également montrer que même si on a des difficultés pendant notre année (c’est possible de ne pas s’entendre avec sa famille d’accueil, de ne pas être amis avec tout le monde, de ne pas faire le sport qu’on aurait voulu ou je ne sais quoi encore) elles sont surmontables grâce à l’encadrement et le soutien d’YFU et qu’elles nous font beaucoup apprendre. Devenir bénévole est aussi un moyen pour moi de parler avec des gens qui me comprennent (anciens étudiants d’échange), de soutenir à mon tour ceux qui ont des difficultés (accueillis) et de dire merci à YFU de m’avoir permis de vivre cette expérience.

Marie-Madeleine et sa sœur d'accueil Eva