Comment YFU maintient les ponts entre les peuples quand les États se divisent

Comment YFU maintient les ponts entre les peuples quand les États se divisent

avril 24, 2026 Non Par Victoria Couton

Les échanges interculturels sont la raison même de la création de l’association YFU. Depuis 75 ans, chaque année, ce sont des milliers de jeunes qui partent à la découverte d’une nouvelle culture et de nouvelles façons de vivre, une expérience unique qui marque durablement ceux qui la vivent.

Au sein des différentes organisations YFU à travers le monde, nous passons notre temps en contact permanent avec nos associations partenaires, qu’importe le nombre de kilomètres ou le fuseau horaire qui nous sépare.

Organiser le séjour d’un jeune Français aux États-Unis, en Chine, en Allemagne ou encore au Mexique, c’est notre quotidien. Mais dans un monde de plus en plus divisé par la géopolitique, cette normalité peut s’apparenter à un réel privilège.

Le maintien des échanges interculturels malgré un monde divisé

Il suffit d’allumer sa télévision ou de se connecter sur les réseaux sociaux pour être confronté à toute l’actualité internationale. Guerres, conflits, pandémies, élections… des nouvelles quotidiennes qui font parfois pencher la balance positivement, mais très souvent négativement.

Les décisions des États ne sont pas sans conséquences pour les organisations d’échanges interculturels. On peut par exemple penser aux très nombreux rapatriements consécutifs à la fermeture des frontières pendant la pandémie de Covid-19, qui ont subitement annulé ou retardé les projets de séjour de milliers de jeunes. La politique migratoire des États-Unis a elle aussi des répercussions directes en France : la procédure d’obtention du visa est devenue plus longue et plus complexe, les réseaux sociaux des candidats sont désormais scrutés, et l’obtention du précieux sésame peut s’annuler à cette seule étape. Sans oublier la hausse significative du prix du kérosène, qui pousse les compagnies aériennes à augmenter leurs tarifs, alors que les prix des programmes d’échange, eux, sont fixés à l’avance.

Malgré ces obstacles, les organismes d’échanges interculturels continuent de s’adapter, d’innover et de tenir bon face aux nouvelles restrictions. Et chaque année, de nouveaux jeunes tentent l’aventure.

Partir ou accueillir, c’est empêcher le monde de se refermer

YFU est née dans le contexte de l’après Seconde Guerre Mondiale, à une époque où il était urgent de réconcilier les peuples, à commencer par l’Allemagne et les États-Unis. Soixante-quinze ans plus tard, l’organisation mondiale continue de vivre, de se développer et de porter cette même mission, malgré les soubresauts de l’actualité.
On fête cette année les 75 ans d’YFU France, et pour découvrir toute l’histoire de l’organisation, c’est par ici !

Offrir à son enfant ou à un lycéen étranger la possibilité de découvrir une culture différente, c’est donc permettre à une nouvelle génération de voir le monde par elle-même, loin des préjugés et des discours anxiogènes, et de se forger sa propre opinion.

Car un jeune qui a partagé le quotidien d’une famille à l’autre bout du monde ne regardera plus jamais ce pays comme un simple sujet de journal télévisé. Il y a des visages, des prénoms, des souvenirs : ça, aucune décision politique ne peut l’effacer !

C’est finalement ça, la force de YFU depuis 75 ans : continuer, année après année, à mettre des gens autour de la même table. Parce que deux personnes qui apprennent à se connaître, c’est toujours un pont de plus dans un monde qui en a bien besoin.

Arrivée et rencontre d’Arthur aux USA avec son papa d’accueil !

Concrètement, comment participer ? En envoyant votre enfant à l’étranger pour un programme d’échange lycéen, en accueillant un jeune étranger chez vous en tant que famille d’accueil, ou en rejoignant notre réseau de bénévoles. Chaque geste compte, et chaque rencontre aussi !